JUSQU'OU IRONT-ILS ?
نقاب [Nikab] : burka.
Jusqu’au 14 janvier, le voile intégral n’avait pas de place en Tunisie. On n’en voyais jamais dans la rue, dans les établissements ou ailleurs. On ne pouvait même pas soupçonner que des tunisiennes en porterait un jour. Pas plus qu’on ne voyait de barbus radicaux. Mais depuis la révolution et au nom de la liberté, la burka commence à pointer du nez. Des barbes poussent à n’en plus finir.

Le phénomène est encore très circonscrit. Les barbus et les totalement voilées ne représentent qu’un infime pourcentage de la population totale. Mais leur comportement se fait provocateur et agressif surtout dans les milieux universitaires où l’on vient d’interdire le port du nikab. Mécontents, les barbus investissent les cours des facultés, font des sit-in indéterminés et des pressions sur les doyens et les corps enseignants afin qu’ils annulent le règlement… Mais les universités, les rectorats et la société civile tiennent bon !
رئيس شرفي [Raïss charafi] : président honorifique.
Le secrétaire général du parti du Congrès pour la république (CPR), Moncef Marzouki, vient d’être désigné candidat à la présidence intérimaire de la république tunisienne par la troïka (les trois partis majoritaires). Longtemps réprimé et pourchassé par l’ancien dictateur, l’homme, un médecin militant pour les droits de l’Homme, n’a pas encore exaucé son rêve. Il attend d’être élu par l’Assemblée.

Mais à la veille même de son élection, il vient de voir ses prérogatives de président de la république se rétrécir comme une peau de chagrin au profit de celles du chef du gouvernement. Selon un document émanant du parti majoritaire Ennahdha, le poste serait honorifique ! Ce qui n’est pas pour plaire au futur président ni à l’opinion en général qui espérait un partage rigoureux des pouvoirs. Et puis, cela ferait quel effet de passer d’un trop de président à un trop peu de président ?...



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